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imageAvant tout, le catharisme était une religion dont nous n'avons, le plus souvent, qu'un pâle reflet au travers des nombreux documents directement ou non en provenance de l'inquisition. Même les ouvrages qui servent de référence comme, Le Catharisme, utilisent largement ces sources partiales mais riches que constituent les dépositions inquisitoriales qui suivirent la reddition de Montségur, réputée synagogue de Satan par l'église romaine. Bien qu'apparenté par certains aspects à la pensée dualiste bogomile, le catharisme a, à lui seul, fait couler beaucoup d'encre (et fait circuler de nombreux octets !) pour déterminer réellement sa provenance. Le fait de partager des idées avec un autre courant de pensée ne signifie pas obligatoirement qu'il existe un lien entre les deux... La région occitane n'a pas manifesté de telles réactions sauf au travers des chevaliers qui avaient perdu leurs terres et leurs fortunes, à la suite de leur position politique et religieuse pendant la croisade. Difficile de parler de cathares, de la croisade contre les Albigeois, sans parler de l'importance politique de ces événements dramatiques.

Deux volets sont à distinguer dans cette approche. Tout d'abord, il y a la mobilité de la Maison de Toulouse, dont les comtes cherchaient manifestement à se retirer de la dépendance française en se rapprochant des rois d'Angleterre. Ensuite, il y avait véritablement un risque de « concurrence » pour l'église romaine. En effet, celle-ci était déjà en difficulté du fait de l'instabilité du royaume de Jérusalem et des problèmes inhérents aux croisades qui recevaient moins de participation et qui étaient souvent détournées à des fins militaires par les chevaliers croisés.

Villerouge-Termenés Château Termes Quatre croisades en Terre Sainte avaient été réalisées avant que le pape invente et mette sur pied la seule et unique croisade en terre chrétienne. La forte pénétration du catharisme dans la bourgeoisie languedocienne a fortement contribué à l'agacement des prélats romains qui ne pouvaient ni se faire respecter par la population, ni compter sur les seigneurs occitans pour défendre leurs droits. De nombreux chevaliers finirent défaits, perdant ainsi leurs terres, en prenant résolument position contre les croisés venus du nord.